Les marchandises, chargées au départ des usines ou des entrepôts dans des conteneurs ou caisses mobiles sont acheminées par route vers un terminal. Ces UTI sont transférées et acheminées soit par train, péniche ou bateau jusqu’au terminal de destination. Après avoir été transférées à nouveau sur un ensemble routier, elles sont livrées par route chez le destinataire.

Le terminal peut-être une plateforme terrestre ou un port. Il nécessite des moyens particuliers en termes d’engins de transport et de manutention – grue, portique roulant, chariot-cavalier, “reach stacker”, chariot élévateur, rampe, cadre de préhension…

Dans le cas d’une autoroute ferroviaire ou de cabotage maritime, le transport combiné peut-être accompagné (c’est alors le véhicule entier – tracteur+remorque – et le conducteur qui sont acheminés) ou non accompagné (sans conducteur).

La forme la plus répandue de transport combiné est le transport non accompagné au moyen d’UTI (caisses mobiles, conteneurs et semi-remorques préhensibles par pinces). Un élément caractéristique de ce mode de transport est le chargement le plus généralement vertical des unités de chargement entre les différents modes de transport. Ce chargement s’effectue dans les terminaux de transport combiné à l’aide de grues, de portiques ou d’engins de transbordements mobiles.

L’entreprise de transport ou la société de logistique amène l’unité de transport intermodal (UTI) au terminal de départ, et doit veiller à la faire enlever au terminal d’arrivée, d’où elle est amenée à destination. A cette fin, de nombreuses entreprises routières, même de taille moyenne, en sont venues à ouvrir leur propre bureau à « l’autre bout » ; à défaut elle charge un partenaire de la partie routière restante.

Le transport non accompagné est le plus économique du fait de son rapport charge utile/poids mort avantageux. La distance moyenne d’un transport en transport combiné non accompagné en Europe se situe habituellement entre 650 et 700 kilomètres.

Plate-forme multimodale de Dourges appelée DELTA III.

Sur la gauche, on peut apercevoir des portiques et des voies ferroviaires avec des zones de stockage. Au milieu, on voit une zone de circulation routière et une zone de stockage des UTI qui attendent d’être chargés sur une rame. Sur la droite, on remarque une zone de stockage avec des caisses mobiles.